Pour LibreKAT, la liberté et l’ouverture ne sont pas une décoration autour de la technologie. Ce sont des conditions de confiance. Ceux qui dépendent de systèmes qui ne peuvent être étudiés, remis en question ou ajustés doivent en fin de compte s’appuyer sur des promesses. La technologie ouverte permet de vérifier ces promesses.

L’open source est important, mais pas magique. Un code source ouvert ne signifie pas automatiquement que le logiciel est sûr, mature ou adapté. Cela signifie que les utilisateurs ont des droits : visualiser, tester, modifier, améliorer et partager. Cela change l’équilibre des pouvoirs. Il n’est pas nécessaire qu’une organisation soit entièrement liée au fournisseur d’origine si le tarif, le prix ou les conditions changent.

Les principes fondamentaux de la sécurité de l’information montrent pourquoi cela est important pour la sécurité. La sécurité nécessite des preuves, des tests et une amélioration continue. L’ouverture permet non seulement d’avoir des contrôles sur papier, mais aussi de les évaluer en pratique. Le code source, la documentation, les configurations, les journaux d’audit et les étapes reproductibles indiquent si une mesure existe réellement et fait ce qu’elle est censée faire.

L’ouverture va au-delà des licences. Il s’agit également de normes ouvertes, d’architecture explicable, de formats d’exportation utilisables et de prises de décision pouvant être suivies. Un système peut être formellement accessible tout en restant pratiquement fermé si les données ne peuvent être exportées qu’avec perte, si les liens ne sont pas documentés ou si les connaissances résident exclusivement chez un fournisseur.

C’est pourquoi la liberté est un objectif concret de gestion. Pouvons-nous emporter nos données avec nous ? Pouvons-nous demander à un autre parti de reprendre la gestion ? Pouvons-nous faire enquêter les vulnérabilités de manière indépendante ? Les utilisateurs peuvent-ils comprendre ce qui arrive à leurs informations ? Si la réponse est non, il y a moins de liberté que ne le suggère l’interface.

La liberté et l’ouverture font également partie de la connaissance. L’histoire de la souveraineté montre que le pouvoir change lorsque le savoir devient accessible. Ceux qui savent lire, interpréter et vérifier eux-mêmes dépendent moins de l’autorité centrale. Il en va de même dans les infrastructures numériques. La documentation, le code source, les normes et les résultats de la recherche sont des outils de distribution du pouvoir.

Pour LibreKAT, l’ouverture est donc une valeur publique. La cybersécurité s’améliore lorsque les résultats sont testables, lorsque les méthodes sont partagées et lorsque les outils peuvent être améliorés par une communauté. Cela demande de la prudence. L’ouverture n’est pas une licence pour divulguer des informations sensibles. Le choix est de rendre la méthode, le code et les considérations aussi ouverts que possible sans rendre inutilement vulnérables les personnes ou les organisations.

Cette ouverture contribue également à éviter de cocher des cases en matière de sécurité. Une liste de contrôle est utile si elle mène à une action et à un apprentissage réels. Il devient dangereux s’il n’est qu’un rituel d’audit. La technologie libre et ouverte offre à la communauté davantage de possibilités de passer de la case à cocher à l’amélioration : tester, rendre compte, ajuster et tester à nouveau.

La liberté nécessite également de l’entretien. Un standard ouvert n’est utile que si les gens le connaissent. L’open source n’est utile que s’il existe une capacité à l’utiliser. Une communauté ne grandit que lorsque les contributions sont les bienvenues et lorsque la gouvernance est claire. Openness n’est donc pas une publication ponctuelle, mais un mode de collaboration.

LibreKAT opte pour une technologie libre et ouverte car la sécurité numérique ne doit pas dépendre de positions de pouvoir fermées. Travailler ouvertement crée un espace de contrôle indépendant, d’apprentissage mutuel et d’alternatives lorsque les circonstances changent. La liberté n’est donc pas sans obligation. C’est l’occasion pratique de prendre ses responsabilités.